Les stages URFIST

Les URFIST (pour Unité Régionale de Formation à l’Information Scientifique et Technique) sont un réseau né en 1982, composé de 7 structures installées dans des grandes villes universitaires et placé sous la tutelle de la Mission de l’information scientifique et technique et du réseau documentaire.

  • Bordeaux, concerne Bordeaux – Limoges – Poitiers
  • Lyon, concerne Clermont-Ferrand – Dijon – Lyon – Grenoble
  • Nice, concerne Aix-Marseille – Corte – Nice
  • Paris, concerne Caen – Créteil – Orléans – Tours – Paris – Reims – Rouen – Versailles – Antilles-Guyane
  • Rennes, concerne Nantes – Rennes
  • Strasbourg, concerne Besançon – Nancy-Metz – Strasbourg
  • Toulouse, concerne Montpellier – Toulouse

L’objectif de ces structures est de développer l’usage de l’information scientifique et technique dans l’enseignement supérieur. À cet effet, elles proposent des stages de formations, ouverts aux doctorants, qui peuvent s’avérer très utiles pour bien démarrer une thèse : introduction à Zotero, aux flux RSS, à l’usage des archives ouvertes, à l’offre de revues en ligne en sciences humaines et sociales, etc.
Voir, par exemple, les formations programmées par l’URFIST de Paris au 2nd semestre 2010 et les modalités d’inscription aux stages.

Depuis peu, le Cleo et le réseau des URFIST ont conclu un accord pour organiser des formations en commun (plus d’informations et inscriptions).
Il s’agit notamment d’un stage concernant « L’édition électronique en sciences humaines et sociales : les ressources documentaires proposées par le Cléo » et d’un autre sur « Le blogging scientifique et la plateforme de carnets de recherche Hypothèses« 

Une simple visite des sites des différents URFIST peut aussi s’avérer profitable. (je pense notamment aux étudiants de Master qui ne peuvent suivre les stages). Vous y trouverez des cours et tutoriels très utiles.

Sur le site de l’URFIST de Paris, vous pourrez trouver, par exemple :

  • Cerise Histoire : tutoriel de méthodologie dédiée à l´histoire – Réalisé par Marie GROULT il s’agit d’un « guide d´initiation aux méthodologies de l´information documentaire pour les étudiants inscrits en master d´histoire médiévale et, plus généralement, pour les étudiants en histoire. »
  • Images Numériques : tutoriel imageRéalisé par Christophe BOUDRY, il s’agit d’un tutoriel « Permettant l’auto-formation aux images numériques, il traite : des aspects théoriques concernant l’image numérique, de la numérisation, du traitement d’images et de l’analyse des images, des outils et méthodes de recherche d’images sur internet, de la localisation des ressources spécifiquement dédiées aux images, de la gestion des bases de données d’images. »

Sur le site de l’URFIST de Strasbourg, vous trouverez par exemple :

  • Zotero 1.0 et 2.0 ; EndNote ; BibTeX : supports de cours réalisés pour les stages que cet Urfist organise concernant les outils de gestion de bibliographies
  • Catalogues : des tutoriel concernant l’usage de certains catalogues universitaires, en particulier le SUDOC.


Enfin, les URFIST tiennent un blog commun qui a récemment migré vers Hypothèses.org, où vous pourrez suivre l’activité de veille et de recherche menée par leurs membres.

L’avenir des Urfist semble aujourd’hui un peu incertain. À ce sujet voir, notamment, le billet du 26 janvier dernier sur Urfist Info.

PhD Comics

Bien que tout étudiant en master, doctorant ou chercheur confirmé ne doive vivre que pour mener à bien ses recherches, quelques minutes de détente par semaine restent nécessaires…

Voici un « outi »l pour vous y aider : PhD Comics est une bd en ligne (initialement publiée dans le Stanford daily) qui existe depuis plus de dix ans. Petite sélection.

« Grad student etiquette » (fev. 1998) :
[- Je te présente Beth, doctorante en anthropologie. – Salut, comment avancent tes recherches ? – C’est quoi ton problème ! Ne sais-tu pas qu’il est très mal élevé de poser cette question à un thésard ? – Je suis désolé… heu… bon… et dans combien de temps penses-tu finir ta thèse ? – Bon sang ! Demande lui combien elle pèse et quel âge elle a tant que tu y es !]

« Funding – sponsors » (oct. 1998) :[- Vous souhaitiez me voir prof. Smith ? – Oui, j’ai une bonne nouvelle : je vous ai trouvé un financement ! – Un ff… financement ? – Oui, les sponsors veulent que vous portiez cette combinaison avec leurs logos lorsque vous êtes au labo. Je leur ai dit que cela ne poserait pas de problème. J’ai par ailleurs pris la liberté de signer ce contrat pour vous… Vous ne teniez pas vraiment à votre âme, non ?]

‘Mundane details » (nov. 2009) :

[- Vous voulez que je supervise certains de vos doctorants ? – Oui, pour me permettre de ne plus avoir à m’occuper des détails banals de leur recherche. S’il y a un problème, je ne veut plus en entendre parler. – Mais… vous êtes sensé être leur directeur de recherche (« conseiller »). – Qu’est-ce que je viens de vous dire !]

Les bonnes résolutions… ou comment mettre en place un système complet et automatique de sauvegarde

De quand date votre dernière sauvegarde? D’il y a un an, quand un ami vous a raconté la catastrophe qu’était la mort subite de son disque dur? Nous connaissons tous l’importance fondamentale de bonnes sauvegardes des données personnelles et professionnelles – mais de là à en faire un réflexe régulier…?

Heureusement il existe des solutions logicielles qui vous facilitent la mise en place d’un système de sauvegardes qui fonctionne automatiquement et sans que vous ayez à y penser de manière systématique. Avant de vous expliquer les détails, quelques idées générales sur des stratégie inadéquates mais répandues concernant la sauvegarde de données:

1. Stocker des données uniquement sur un support extérieur.
Imaginons que vous avez des notes informatiques des années antérieures de votre parcours. Si vous les transférez sur un disque dur externe et les supprimez de votre ordinateur, vous n’avez pas crée une sauvegarde. Le premier principe de la sauvegarde, c’est de créer de la redondance. Tant que les données n’existent pas à plusieurs endroits séparés, vous n’êtes en rien protégé – que ce soit contre une défaillance matérielle ou un cambriolage, par exemple.

2. La sauvegarde sur un disque dur externe stocké avec l’ordinateur.
Si vous faites des sauvegardes régulières sur un disque dur externe, c’est bien. Si vous le transportez tous les jours dans votre sac de cours avec votre ordinateur portable, vous comprenez bien qu’un simple vol de votre sac vous fera perdre à la fois vos données d’origine et la sauvegarde. Vous devez donc créer des sauvegardes sur des supports différents, stockés dans différents endroits. Dans l’idéal, par exemple avec une copie physique sur un disque dur chez vous et une autre copie sur un serveur en ligne (cf plus loin pour les détails).

3. Une sauvegarde immédiate de tout fichier modifié (et rien d’autre)
Il faut bien comprendre que la sauvegarde doit vous protéger de deux dangers: la perte de vos données par vol/destruction de votre matériel informatique (couverte par les points 1 et 2) et la corruption ou suppression par erreur de vos fichiers. Si tous les soirs vous faites une sauvegarde qui écrase la sauvegarde de la veille, vous comprenez bien que le fichier ‘sain’ dans votre sauvegarde sera très rapidement remplacé par la version corrompue lors de la prochaine sauvegarde. Il faut donc travailler avec plusieurs sauvegardes, par exemple une tous les soirs, une autre une fois par semaine, et une autre une fois par mois. Comme ca, on peut toujours revenir à une sauvegarde antérieure quand on se rend compte qu’un fichier est corrompu ou a été supprimé par erreur.

Comment faire concrètement, alors?

Les conseils que je viens de donner s’appliquent à tout utilisateur, quel que soit son système d’exploitation. Les détails suivants concernent en priorité les utilisateurs de Windows qui ne disposent pas de la solution de TimeMachine pour Mac. Nous sommes preneurs de conseils pour Linux dans les commentaires.

1. Faire des sauvegardes redondantes et régulières sur un disque dur externe, par exemple à l’aide d’un logiciel comme SyncBack (version gratuite qui suffit pour la plupart des usages). Cet article décrit de façon très claire comment mettre en place une sauvegarde journalière, hebdomadaire et mensuelle de vos données.

2. Ajouter une couche de sécurité en sauvegardant vos données les plus importantes en ligne aussi. Les offres gratuites sont la plupart du temps limitées en taille, mais devraient suffire pour sauvegarder vos documents les plus importants, les travaux en cours etc.

Syncplicity, pensé à priori pour synchroniser des données à travers plusieurs ordinateurs, permet de facto aussi une sauvegarde commode, à la fois sur les serveurs de syncplicity et sur un autre ordinateur, si vous en avez un à votre disposition. Les fichiers sauvegardés par syncplicity sont accessibles à travers l’interface web et en cas de vol d’ordinateur, par example, il suffit d’installer syncplicity sur un autre ordinateur et de récupérer toutes les données sauvegardées. Dans la limite des 5GB le service est gratuit et il est même possible, dans certaines limites, de répondre aux exigences de la 3e contrainte ci-dessus. Un fichier supprimé sur l’ordinateur sera placé dans la corbeille de l’interface web de Syncplicity et donc récupérable. S’il s’agit d’un plus grand nombre de fichiers, il faut faire la demande à Syncplicity pour les récupérer.

Dropbox fonctionne de manière un peu différente – il vous permet de créer un dossier qui sera synchronisé à travers autant d’ordinateurs que vous voudrez (même sur des systèmes d’exploitations différents) et également accessible via une interface web. C’est gratuit dans la limite des 2GB

– Les véritables systèmes de sauvegarde automatique en ligne sont un peu plus lourds et couteux. Il s’agit, pour les plus connus, de Mozy (2GB gratuits, puis 5$ par mois pour une quantité illimitée de données) et de Carbonite (55$ par an pour une quantité illimitée).

Voilà tous les conseils nécessaires pour prendre de bonnes résolutions de sauvegarde cette année et des logiciels pour vous aider à les tenir!

Comment organiser ses idées

En cette période où les M1 commencent à avoir des idées plus précises sur leurs sujets, je vous présente trois logiciels sous Windows qui peuvent vous aider à voir plus clair. L’organisation des notes et idées est quelque chose de très personnel – je vous conseille d’essayer plusieurs méthodes pour trouver ce qui vous convient le mieux.

1. Maintenir son wiki personnel
NoteStorm est une version adaptée de tiddlywiki pour organiser ses notes . Cette présentation montre les principaux aspects:

La structure de NoteStorm vous permet de faire tenir toutes vos notes, organisées de façon hiérarchique avec des thèmes et sous-thèmes et indexées avec des ‘tags’, dans un seul fichier .html que vous pourrez emporter avec vous, sur une clef usb, par exemple et modifier sur à peu près tout ordinateur.
Vous pouvez télécharger ici (clic droit, puis ‘enregistrer sous’) le fichier .html en question. Les utilisateurs de firefox pourront travailler directement avec -pour tous les autres navigateurs, il faut aussi télécharger ce fichier-ci et le mettre dans le même répertoire que votre .html

2. Fiches informatiques
Si vous fonctionnez mieux en écrivant des idées sur des bouts de papier, puis en les arrangeant pour clarifier la structure, essayez SuperNoteCard. Ce logiciel (version gratuite librement téléchargeable, mais limitée en nombre de fiches par projet) permet d’organiser des idées par thème et sous-thème, d’ajouter des tags et de colorer les fiches selon l’usage que vous préférez. Quand vous avez fini d’organiser vos notes sur des cartes, vous pouvez très facilement les exporter en .rdf et donc commencer la rédaction dans votre traitement de texte préféré avec l’essentiel de la structure de votre texte déjà établie dans le document.
Un tutoriel très complet est disponible ici

3. Le MindMap
Il existe un grand nombre de logiciels pour créer des ‘mind map’ – représentations spatiales de réseaux d’idées et de concepts reliés par des flèches et autres connecteurs. Voici une recommandation de cinq logiciels en particulier. XMind est très facile d’adoption et vous permet d’essayer gratuitement si le mind map vous aide à voir plus clair dans vos idées. Voici une vidéo qui présente les fonctionnalités de base:

N’hésitez pas à conseiller dans les commentaires d’autres logiciels que vous avez pu utiliser – notamment sous d’autres plateformes (l’offre sous mac est beaucoup plus riche, surtout en ce qui concerne les logiciels permettant de passer à la rédaction ensuite)

Les Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR)

Les Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR) est le projet de R&D de l’ESCoM (Équipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias) consacré à la collecte, l’indexation, la diffusion et la valorisation de patrimoines culturels et scientifiques.

Extrait du dépliant de présentation 2009 :

Le programme AAR se décompose, depuis 2008, en quatre grands et très complémentaires services numériques qui sont :

  • La vidéothèque AAR (Véritable bibliothèque numérique donnant un accès libre et gratuit à environ 5000 heures de vidéos scientifiques dans toutes les grandes disciplines des SHS.)
  • Les éditions AAR (Un éditeur de documents vidéos enrichis qui présente, sous forme de plusieurs collections spécialisées, des dossiers multimédias, des dossiers vidéos bilingues (français/anglais, français/russe, français/espagnol, etc.) des encyclopédies hypermédias et des vidéolexiques en ligne pour l’ensemble des professionnels dépendant d’une manière critique des connaissances produites en SHS.)
  • Les AAR à l’université (Une plateforme de ressources pédagogiques destinée à l’enseignement supérieur, composée d’outils, de méthodologies, de cours, etc.)
  • Les portails de connaissance AAR (Présentent sous forme de sites web des programmes de recherche thématiquement et/ou géographiquement restreints. Actuellement disponibles : « Peuples et Cultures du Monde » ; « Diversité Linguistique et Culturelle » ; « Mondialisation et Développement Durable » ; « Histoire et Civilisations de l’Amérique latine » ; « Sémiotique, Communication et Culture ».)

Parmi les quelques 5500 heures de vidéos en ligne, vous pourrez ainsi trouvez : des entretiens ; des séminaires ; des colloques ; des reportages ; et autres documentations audiovisuelles

Vous pouvez accéder à des dossiers classés par disciplines, quelques uns concernent spécifiquement l’histoire.


Un avenir incertain…

Une actualité difficile pour l’ESCoM : une partie du personnel du service des productions et publications audiovisuelles ne pouvant pas être renouvelée, l’équipe recherche le soutien de chercheurs, d’enseignants, de professionnels des médias et de la communication, qui pourraient témoigner de l’intérêt des AAR, pour que celles-ci puissent continuer à exister… Pour le moment, depuis le 1er novembre 2009, les productions et publications de ressources audiovisuelles sont suspendues pour une durée indéterminée.

Ressources de l’École nationale des chartes

l’École nationale des chartes est un grand établissement chargé de « former des étudiants avancés (niveau master et doctorat) à la recherche en sciences de l’homme et de la société, et plus particulièrement en histoire » et de « préparer aux métiers du patrimoine et de la culture, notamment aux carrières de conservateurs d’archives et de bibliothèques ». À ce titre, elle délivre deux diplômes : celui d’archiviste paléographe et un master nouvelles technologies appliquées à l’histoire. Un certain nombre de ses enseignements sont accessibles aux étudiants d’autres établissements.

L’école propose de nombreuses ressources en ligne, très utiles aux historiens.

Le portail Theleme permet d’accéder à « des supports d’enseignement, d’initiation aux diverses sciences et aux méthodes de l’histoire ». Vous pourrez ainsi y acquérir des notions de diplomatique ; y trouver des conseils pour l’édition de textes des XVIe et XVIIe siècles ; etc.

Surtout, vous pourrez y consulter des dossiers documentaires : « Les dossiers sont constitués à partir de la riche collection de fac-similés de l’École. Les documents actuellement présentés offrent déjà un aperçu succinct de sa variété. On y trouvera représentés, entre le Ve et le XVe siècle, des livres et des documents, des textes classiques et médiévaux, religieux et profanes, en latin, en français et en occitan. Cette sélection doit bientôt s’étendre aux documents en écritures cursives des XVIe et XVIIe siècles. » Les facs similés sont interactifs grâce à un encodage en TEI.

Enfin, vous pourrez trouver des bibliographies (qui ne semblent pas avoir été mises à jour depuis 2006) : archivistique médiévale ; codicologie ; histoire du livre ; etc.

Sur le portail des « éditions en ligne de l’école des chartes », vous trouverez des publications électroniques variées (bases de données, instruments de recherche, éditions de sources, recueils d’articles, actes de colloques, etc.).

Quelques exemples (sur les 18 publications disponibles) :

  • n°1 : Estampes de l’École des chartes, sous la direction d’Emmanuelle Bermès, conservateur des bibliothèques. Catalogue des estampes conservées à la bibliothèque de l’École nationale des chartes et ressources sur les estampes.

Enfin, Telma (traitement électronique des manuscrit et des archives) est un « centre de ressources numériques porté par l’École nationale des chartes et l’Institut de recherche et d’histoire des textes qui a pour but d’offrir à la communauté des chercheurs conseils et solutions pour la valorisation des sources historiques sur le Web et leur exploitation grâce aux technologies de l’information et la communication. »

Vous y trouverez, notamment, divers corpus (qui correspondent en partie à ceux du portail « éditions en ligne de l’école des chartes ») classés par période ou par éditeur scientifique, accessibles individuellement.

Formation au traitement de texte à l’EHESS

« Formation informatique« . Cet enseignement, assuré par Marie-Christine Vouloir (ingénieure de recherche à l’EHESS) a lieu le mardi de 10 h à 12 h (salle informatique, 1er étage, 96 bd Raspail 75006 Paris), du 17 novembre 2009 au 27 avril 2010.

Programme : maitriser les documents longs ; la feuille de style pour uniformiser la présentation d’un document ; le mode plan pour hiérarchiser, structurer et organiser un document ; la table des matières automatiques ; les index : simples, à double entrées et thématiques ; les documents maîtres et sous-document pour faciliter la gestion des documents volumineux.

Niveau requis : maîtriser les fonctions usuelles d’un traitement de texte.

Renseignements : Marie-Christine Vouloir, bureau 515, 54 bd Raspail 75006 Paris, tél. : 01 49 54 23 98, mail : mcv(*at*)ehess.fr ; Inscription obligatoire.

Les signets de la BNF sur netvibes

Les signets de la BNF, répertoire fort utile de plus de 8000 sites internet sélectionnés à la main par les bibliothécaires, se sont doté d’un outil de veille avec une présence sur netvibes:

Vous accéderez ainsi facilement aux derniers billets postés sur un grand nombre de blogs et autres sites scientifiques, le tout subdivisé par matière et/ou domaine.

source: Cléoradar

Patrimoine Numérique & Michael

est un catalogue collectif qui recense les collections numérisées en France. À cette date (nov. 2009), il vous permet d’accéder à 1578 collections numérisées par 567 institutions.

L’ensemble est classé (notamment) par sujets (Archéologie ; Architecture et patrimoine ; Arts ; Arts du spectacle ; Musique ; Cinéma et audiovisuel ; Généalogie ; Géographie ; Histoire ; Littérature ; Loisir et art de vivre ; Médecine et pharmacie ; Religion ; Sciences humaines et sociales ; Sciences et techniques), période (Préhistoire ; Protohistoire ; Antiquité ; Moyen Âge ; Temps modernes ; Époque contemporaine) et type d’institutions (Archives ; Bibliothèques ; Centres de documentation ; Centres et laboratoires de recherche ; Musées ; Institutions audiovisuelles ; Services du patrimoine).

Vous pourrez aussi consulter 18 dossiers thématiques, sur des objets aussi variés que les Première et Seconde Guerres mondiales, les enluminures, ou les Expositions universelles.

« Patrimoine numérique » est le volet français d’un projet européen, le Multilingual Inventory of Cultural Heritage in Europe (Michael). Il vous permet d’accéder aux collections numérisées de toute l’Europe, selon une classification similaire à celle de « Patrimoine numérique ». Le site est accessible en 16 langues (English ; Česky; Deutsch; Eesti; Español; Eλληνικά; Français; Italiano; Latviešu; Magyar; Nederlands; Polski; Slovenčina; Suomi; Svenska; Български ).

[Merci à Raphaël Chamak de m’avoir signalé cette information]

De l’histoire médiévale 2.0

J’ai découvert récemment le site Menestrel et j’en ai parlé à un ami médiéviste. Voici, en substance, ce qu’il m’a répondu : « les médiévistes sont hyper banchés, les contemporanéistes les prennent pour des demeurés ahuris ; Tu devrais faire une analyse quantitative de la part de nos sources numérisées par rapport aux vôtres« .

Le fait est, comme c’est indiqué sur le site, que Menestrel (diévistes sur le net : sources, travaux et références en ligne) a tenu sa première réunion le 5 juin 1997 à l’initiative de l’Urfist de Paris, pour développer un réseau documentaire « études médiévales » sur internet.

Surtout, ce groupe s’est constitué à partir de l’équipe d’une revue née en 1979 : Le Médiéviste et l’Ordinateur. Après avoir publié 42 numéros en version papier, cette revue est devenue uniquement numérique à partir de 2003 (n°43). Les premiers numéros ont été réédités en deux volumes (n° 1-10, 1979-1983, et n° 11-20, 1984-1988), les n°20-45 (1989-2006) sont accessibles en ligne via le site de la revue. La parution a cessé en mars 2009, mais la maintenance du site web de la revue est assurée par l’IRHT, de façon à ce que l’accès aux numéros, dossiers et articles soit maintenu. On espère, avec ses responsables, que cette interruption ne soit que provisoire.

Pour en revenir à Ménestrel, il me semble que tout médiéviste devrait en faire sa page d’accueil… Bon, c’est peut-être un peu excessif, mais jugez de la richesse du site :

  • La section « Lieux et acteurs de la recherche » vous permet de découvrir l’organisation de la recherche en histoire médiévale (centres de recherches, universités, bibliothèques et archives) dans 28 pays, de l’Algérie à la Tunisie, en passant par l’Estonie, le Japon et la Suède…
  • La section « Répertoire de l’internet » est une mine d’informations, de liens vers d’autres sites web, vers des ressources numérisées, des bibliographies, etc. sur des thèmes variés, de l’alimentation aux « typographies médiévistes », en passant par les enluminures et l’histoire du droit.

Achevons enfin ce (petit) tour d’horizon par un site en anglais : Digital Medievist. Il s’agit d’un réseau international, une « Communauté de Pratique » réunissant des médiévistes intéressés par les outils numériques. Créé en 2003, son objectif est de faciliter les collaborations techniques et pédagogiques, l’échange d’expertise, et le développement de meilleures pratiques. Entre autres activités, il édite une lettre d’information et une revue en ligne (5 numéros depuis 2005).